1993 
  
Parc des princes  18 / 19 / 20 juin 
Retiens ta nuit

-intro
L'idole des jeunes
Je suis né dans la rue
Mon p'tit loup
Je serai là
-Medley : Pas cette chanson, Quand revient la nuit, Retiens la nuit,
- Si j'étais un charpentier
O Carole (avec Joey Greco)

Entre mes mains
Cours plus vite Charlie
La bagarre
Mirador (avec David Hallyday)
Oh ma jolie Sarah (avec David Hallyday)
J'ai oublié de vivre
Noir c'est noir
-Medley : Les coups, Jusqu'à minuit, Aussi dur que du bois, Mal, Je suis seul
-Sortie de scène
Le chanteur abandonné
-Medley : Pour moi la vie va commencer, La génération perdue, A tout casser,
- Les bras en croix
La fille de l'été dernier
Hey Joe
Le pénitencier
Laura
Requiem pour un fou
Ma gueule
-Medley : Souvenirs, souvenirs, Laisse les filles, A l'hôtel des cœurs brisés,
- Let's twist again, Da dou ron ron
Que je t'aime
-Sortie de scène
Gabrielle
Fils de personne
Quelque chose de Tennessee
Elle est terrible
Tes tendres années  (par Sylvie Vartan)
Le feu (avec Sylvie Vartan)
Je veux te graver dans ma vie ( avec Sylvie Vartan )
Excuse moi partenaire (avec Eddy Mitchell et Paul Personne)
La musique que j'aime (avec Paul Personne)
L'envie (avec Michel Sardou)
Happy birthday Rock'n'roll (avec Eddy Mitchell)
-Sortie de scène
Rock'n'roll man
Le bon temps du rock'n'roll.
 
  
Musiciens : 
Norbert Krief, Thibault Abrial : guitares
Christian Padovan, Jannick Top : basse
Yves Sanna : batterie
Thierry Tamains, Michel Amsellem : claviers
Bruno Ribeira, Serge Roux, Jacques Bessot, Eric Giausserand,
Alex Perdigon : cuivres
François Constantin : percussions.
 
  
Participation exceptionnelle de Paul Personne et Joey Greco à la guitare. 
  
Choeurs : 
Erick Bamy, Mimi Felixine, Rebecca Leigh White, Zeita Massiah
Aileen Mc Gouclin, Moira Ruskin.
 
 

Parc des Princes 18/06/93



Parc des Princes, Paris.
18, 19, 20 juin 1993.



Johnny nous a donné rendez vous pour féter ses 50 ans au Parc des Princes. J'ai eu la chance et la possibilité financiére d'assister aux 3 concerts.

Le vendredi 18 Juin
, le temps est enfin au beau.

En arrivant au Parc et en regardant les autres personnes j'ai le sentiment de rajeunir de 30 ans, de ne plus être un fan isolé mais solitaire de Jojo.

À partir de 20h une ambiance démente a envahie le Parc. D'abord j'ai découvert le décor avec l'immense pont de Brookling reconstruit dans le virage de Boulogne, un scène immense avec une longue avançée sur la pelouse.

Une question que tout le monde se pose. Comment Johnny va-t-il arriver sur scène ? Différentes rumeurs ont circulé: en hélico, depuis le toit opposé jusqu'à la scéne arrimé à une roulette, la reprise du Zénith 84 dans une main géante ou en traversant la foule.

Je suis plaçé à droite de la tribune présidentielle. Dès 20h30, la foule hurle le nom de Johnny et brutalement les projecteurs se mettent en action bien qu'il fasse jour et les deux écrans situés de chaque coté de la scène nous font chercher sur la pelouse. Une immense clameur arrive du coin du virage d'Auteuil et de la tribune présidentielle.

C'est à pied, en traversant la foule, que Johnny va faire son entrée en scène, tel un boxeur allant décrocher son titre de champion du monde.

Pendant la longue, très longue marche vers la scène (prés de 10 minutes), du toit du parc des confettis tombent sur les spectateurs pour un anniversaire à l'américaine. À la jumelle, je vois les difficultés de la progression, les premiers rangs ne voulant pas lâcher une place chèrement disputer depuis 4 heures.

Finalement Johnny se hisse sur scène, embrasse ses 2 guitaristes et Eric Bamy et récupère après ce premier round. Il est vêtu d'une chemise rouge, d'un pantalon de cuir noir et d'un blouson constellé de clous de tapissier.

Il attaque par "l'idole des jeunes" sur l'avant scène, ce mettant déjà à genoux sur la fin de la chanson puis chante pour mettre l'ambiance "Je suis né dans la rue" et "Mon p'tit loup".

Il a quitté son blouson et nous dédie la chanson écrite spécialement pour ce spectacle "Je serai là". Magnifique.

Puis c'est le premier Medley 63-66 terminé par un Johnny en super forme et en super voix dans "Si j'étais un charpentier". L'ambiance a monté d'un cran.

Premier invité, Joe Greco pour une version 65 de "O Carole".
C'est ensuite la première mise en scène. Sur le pont arrive 2 bandes rivales à moto. Johnny attaque "La bagarre" et, à la fin une bagarre générale éclate sur le pont et sur la scène avec des chutes depuis le pont. Nous, le public, avons rajeuni de 30 ans et on se laisse porter.

Premier duo avec David pour "Mirador" puis celui-ci se met à la batterie et c'est "Oh! Ma jolie Sarah" avec un Johnny faisant monter encore l'ambiance dans un final étourdissant.

Après "J'ai oublié de vivre", des dizaines de trompettistes envahissent la scène pour une intro que l'on ne reconnaît pas. Et brutalement résonnent les premières notes de "Noir c'est noir". C'est de la folie sur la pelouse et dans les tribunes. Tout le monde est debout bras en l'air et criant. Johnny n'a plus chanté cette chanson (sauf en 76 et 82) depuis 20 ans mais le souvenir est précis dans toute la foule.

Il enchaine par le medley de la fin de ses spectacles 66-69: "Les coups", "Jusqu'à minuit", "Aussi dur que du bois", "Mal", "Je suis seul". Pour cette dernière, Johnny la chante seul sur l'avant scène tombant à genoux sur une rotation comme il y a 25 ans puis la termine de manière interminable en répétant "Je suis seul" en partant dans le fond du virage d'Auteuil. Ceci termine la première partie .

Pour la deuxième partie, Johnny réapparait sur le pont dans une Buick rose qui s'arrête au milieu du pont. Johnny en descend, vêtu d'un pantalon de cuir bleu et d'un gilet de cuir de la même couleur. Il regarde la foule qui l'acclame, savoure son bonheur et chante "Le chanteur abandonné" tout en redescendant du pont par l'escalier. Un très grand moment.

Puis arrive un medley 63-69 se terminant par "Les bras en croix" que le Parc chante avec Johnny, un autre grand moment. Cette chanson "Les bras en croix" date de 63 et n'a plus été reprise par Johnny depuis. Et pourtant, en ces soirs de Juin 93 le public se souvient des paroles à jamais marquées dans les souvenirs des fans.

Il enchaine ensuite avec "Entre mes mains", "La fille de l'été dernier", "Hey Joe" puis le Parc se transforme en prison, les projecteurs devenant des miradors avec des gardiens avec des chiens pour "Le pénitencier". Ensuite vient "Laura" où il se tourne très souvent vers les loges de la tribune présidentielle où se trouve sa fille (dans la loge de Canal+).

Sur le devant de la scène il entame "Requiem pour un fou" et "Ma gueule" alors qu'un élévateur le hisse à plus de 10 mètres de haut. Puis vient un medley 60-63 et il finit cette deuxième partie par "Que je t'aime" qu'il chante sur l'avançée de la scène, les yeux dans les yeux de quelques spectatrices, le refrain étant repris par tout le Parc. Johnny termine sa chanson en sortant de scène en déclarant à son public "Je t'aime".

En attendant la troisième partie, la main géante du Zénith fait son apparition pour délivrer une superbe créature dansant pendant que Johnny se change. Il réapparaît vêtu de cuir noir avec une rotingotte, un chapeau noir et des gants en cuir et devant la superbe céature il chante "Grabrielle".

Puis c'est la reprise de "Fils de personne" avec une superbe réorchestration et un accompagnement des choeurs assez extraordinaire. Comme si cela ne suffisait pas, au beau milieu de la chanson, un cascadeur se jette du toit du Parc suspendu à un filin provoquant une grande émotion dans le Parc. Puis en hommage à Michel Berger il chante "Quelque chose de Tennessee".

Il attaque alors "Elle est terrible", alors que sur le pont on découvre ("cette fille là mon vieux elle est terrible") ce que tout le Parc espérait: Sylvie Vartan arrivant assise sur une superbe MG. Sur la fin de la chanson, par un ascenceur, Sylvie descend sur la scène.

L'émotion est palpable à ce moment dans le Parc alors que les deux idoles de notre jeunesse se rapprochent l'un de l'autre. J'ai les larmes aux yeux comme mes voisins. Tous ceux qui ont 50 ans revivent à cette instant leur jeunesse.

Avec un énorme courage, Sylvie chante a cappella "Tes tendres années" face à face avec Johnny. J'avoue qu'à ce moment j'ai vraiment pleuré. C'est le plus grand moment d'émotion que je n'ai jamais vécu dans un concert. Ensuite ils chantent en duo "Le feu", le Parc s'embrasant de partout du toit, du pont et de la scène.

Puis selon les soirs, il chante seul ou en duo avec Michel Sardou "L'envie", Sardou ayant beaucoup de mal a chanter dans la même tonalité que Johnny.

Arrive alors "Toute la musique que j'aime" et en duo avec Eddy Mitchell "Excuse moi partenaire". Cette troisième partie se termine par un "Happy birthday rock'n'roll" toujours en duo avec Eddy.

Johnny revient à moto avec une chemise blanche pour une quatrième partie et il chante "Rock'n'roll man" et pour finir "Le bon temps du rock' n'roll". À la fin de cette chanson, Johnny et ses 2 guitaristes cassent leurs guitares pour les offrir au public comme dans les grands concerts de Rock..

A la fin de ce spectacle, je suis ravi, ému, KO par tant de bonheur, de plaisir, d'émotion et de nostalgie.

Johnny a réalisé ici son meilleur spectacle. Il a montré à la France entière ce qu'il était et pas le personnage que la presse en a fait.

Et nous les fans, en ces soirs de Juin 93, on est fier d'admirer Johnny depuis des années.

Son meilleur spectacle à ce jour.


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