2019


Les Silences de Johnny

 

Réalisateur : Pierre-William Glenn

Sortie : 24 mai 2019

Film français
Genre : Documentaire

Durée : 0h 55mn

Documentaire présenté au Festival de Cannes le 24 mai 2019, dans la catégorie "Cannes Classics"

Un documentaire à la fois drôle et émouvent sur cet homme qui, à l'origine, se rêvait d'abord comédien avant d'être rockeur. Certains réalisateurs l'ayant dirigé et quelques amis interviennent dans le film, parmi lesquels Claude Lelouch, Patrice Leconte, Laëticia Masson ou encore Eddy Mitchell, et contribuent à dresser le portrait d'un Johnny perfectionniste , anxieux, déroutant mais profondément humain.

 

Voir les visuels du film

 

 

****************************

 


Le regard de Charles

 

Réalisateur : Mard Di Domenico

Sortie : 02 octobre 2019

Film français

Genre : Documentaire

Durée : 01h23mn

En 1948, ‪Edith Piaf‬ offre sa première caméra à ‪Charles Aznavour‬, une paillard qui ne le quittera plus. Jusqu’en 1982 Charles filmera des heures de pellicules qui formeront le corpus de son journal filmé. Aznavour filme sa vie et vit comme il filme. Partout où il va, sa caméra est là, avec lui. Elle enregistre tout. Les moments de vie, les lieux qu’il traverse, ses amis, ses amours, ses emmerdes. Quelques mois avant sa disparition il entame avec Marc di Domenico le dérushage de ses films. Il décide alors d’en faire un film, son film. “Le regard de Charles » : le journal filmé d’une légende mondiale. 

 

Naissance du projet

Marc Di Domenico a pris connaissance de ces images tournées par  Charles Aznavour (et que le public n’avait jamais vues) alors qu'il était chez le chanteur, en Provence. Le réalisateur se rappelle : "J’ai commencé à le filmer, sans but précis. J’aimais passer du temps avec lui, il me racontait beaucoup de choses. Un jour, il m’a emmené dans un coin de la maison, une pièce remplie d’archives, d’objets divers. Il y avait là une caisse pleine de bobines de films. Charles me dit “regarde, voilà tout ce que j’ai filmé au cours de ma vie, si tu peux en faire quelque chose”. On a numérisé ce matériel, sans sophistication technique, juste pour voir. J’étais complètement sous le charme ! Je trouvais ça très beau, surtout que ça commençait par les images tournées à Hong Kong. J’ai tout de suite remarqué qu’il tournait “monté”, en plans larges, moyens, serrés. Il y avait clairement une volonté de ne pas filmer comme n’importe quel touriste, mais de composer ces images. Par exemple, il mettait en scène sa femme, il dirigeait ses mouvements, il refaisait certains plans."

 

Aznavour réalisateur

Charles Aznavour a toujours eu la volonté de réaliser des films. A un moment de sa vie, il avait écrit le scénario d’un long métrage qui s’appelait Yiddish Connection, dans lequel il jouait avec Ugo Tognazzi et qu'il voulait le réaliser (c'est finalement Paul Boujenah qui l'a mis en scène). "Il a finalement été réalisé par Paul boujenah parce que les producteurs de l’époque n’ont pas fait confiance à Charles. Il était étiqueté chanteur, éventuellement acteur, mais pas cinéaste. En découvrant les images qu’il avait tournées, je lui ai dit qu’on pouvait en faire quelque chose. Il m’a dit alors de tout regarder. Je me suis installé dans son bureau et j’ai visionné environ quarante heures de rushes", précise  Marc Di Domenico.

 

Objectivité

Le Regard de Charles  est fidèle à Charles Aznavour, sans pour autant masquer certains aspects moins flatteurs de sa personnalité... "J’ai eu une totale liberté sur ce plan. On voit dans le film qu’il “abandonne” sa première femme quand il part au Canada, on aborde le sujet douloureux de son fils Patrick, décédé à 24 ans, il y a un passage où il dit “j’avais de l’argent, j’étais content de moi”... On n’a pas occulté ces aspérités, mais c’est bien de les montrer aussi, ça n’enlève rien de l’admiration qu’on lui porte et ça le rend au contraire pleinement humain. Et puis il a filmé lui-même ces moment-là, donc c’est qu’il ne voulait pas les cacher", précise  Marc Di Domenico.

 

Romain Duris de la partie

C’est le comédien  Romain Duris qui dit le texte et fait passer la “voix” d’Aznavour.Marc Di Domenico confie : "De façon très naturelle, comme sous le sceau de l’évidence.Misha nous a dit que romain Duris avait le même type d’énergie que son père et que ça lui semblait être le meilleur choix. Charles de Meaux qui avait déjà travaillé avec lui l’a appelé, et dès les premiers enregistrements, ça collait. On oublie que c’est romain Duris et on est complètement avec Aznavour."

 

Emotion

Pour Marc Di Domenico,  Le Regard de Charles constitue une émotion supplémentaire qui vient compléter l'œuvre du chanteur. Le metteur en scène explique : "Je suis très ému par ses images parce qu’elles me renvoient aussi à mon histoire, celle de ma famille, de l’émigration. Charles se raconte, raconte sa famille et c’est comme si moi aussi je racontais ma famille à travers la sienne. Il y a dans le film les figures imposées, la carrière, les chansons célèbres, mais tout le monde connait cet aspect, je n’ai pas voulu en rajouter. Et puis il y a une part plus secrète, plus personnelle, qui est sa part d’intimité mais aussi la mienne, et peut-être celle de nombreux autres spectateurs à venir du film. Je n’ai jamais eu la prétention de faire le biopic définitif d’Aznavour, je me suis coulé dans le travail de cet homme que je connaissais et j’ai fait une proposition de film à partir de ses images et de mes émotions."

 

Voir les visuels du film